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l'amalgame du jour




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billet d'info

Sarkozy retire le volet "santé mentale"



Nicolas Sarkozy fait marche arrière face aux critiques des psychiatres. Le ministre de l'Intérieur a annoncé mardi aux députés qu'il retirait son volet "santé mentale" du texte sur la prévention de la délinquance.

"Je n'ai jamais assimilé maladie et délinquance", a dit le ministre. "Jamais nous n'avons nié la nécessité d'une réforme d'ensemble de la loi de 1990 sur les hospitalisations sous contrainte", a-t-il ajouté alors qu'il présentait son texte en deuxième lecture à l'Assemblée. "J'ai donc décidé de vous proposer de retirer du projet de loi les dispositions relatives aux hospitalisations d'office. Et je m'engage aussi à ce que cette réforme d'ensemble soit proposée au Parlement dès l'ouverture de la prochaine session si le peuple français me confiait des responsabilités importantes", a poursuivi Nicolas Sarkozy. Il s'agit du dernier projet de loi débattu à l'Assemblée avant la fin de la session parlementaire, le 22 février prochain.

Un volet très décrié par les psychiatres

Plus tôt dans l'après-midi, Bernard Accoyer avait préparé le terrain du ministre de l'Intérieur. Selon le chef de file des députés UMP, Nicolas Sarkozy devait "apaiser" les attentes exprimées par "les familles et les professionnels concernés par les maladies mentales" sur le volet psychiatrie du projet de loi. "Il y a des interrogations et des préoccupations graves des familles et des professionnels concernés par les maladies mentales, nous avons toute confiance dans le ministre d'Etat pour apaiser leurs attentes", avait-il déclaré, sans donner plus de précisions sur la teneur de l'intervention de Nicolas Sarkozy.

La présence d'un volet psychiatrie dans un texte relatif à la délinquance était vivement critiquée par les familles et les professionnels, qui dénonçaient un "amalgame inacceptable" entre troubles mentaux et délinquance. Ce projet de loi avait notamment pour but de renforcer le rôle des maires dans les procédures d'hospitalisation d'office, c'est-à-dire contre la volonté du patient, et prévoyait la création d'un fichier national de patients ayant été hospitalisés d'office en psychiatrie. Quatre syndicats avaient appelé les 3 500 psychiatres hospitaliers à faire grève ce mardi pour obtenir le retrait de ces articles.




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La vigilance et l'action collective des psychiatres a permis d'éviter pour l'instant que cet amalgame se retrouve dans les textes. Il faut maintenir cette vigilance et réagir collectivement face à ces dérives et ces amalgames.

Dans tous les domaines.

Le vrai danger de cette droite se situe ici plus encore que dans le "libéralisme économique".



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